Le gouverneur de la Banque centrale donne ce mardi en début d’après-midi une conférence de presse très attendue. Parmi les sujets chauds qui seront abordés: la flexibilisation des changes et le démarrage des banques participatives.

-Banque Al Maghrib a jugé que le niveau actuel de 2,25% du taux directeur reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé.
-S’agissant des finances publiques, le communiqué de la Banque Centrale précise que le déficit budgétaire s’est allégé de 9,9 milliards à fin avril par rapport à la même période de 2016, résultat principalement d’une hausse de 6,8 milliards du solde positif des comptes spéciaux du Trésor.
-A moyen terme, l’ajustement budgétaire devrait se poursuivre, le déficit devant, selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, s’alléger à 3,6% du PIB au terme de 2017 et à 3,4% en 2018.
-Les dépenses globales ont connu un léger alourdissement de 0,4%, recouvrant en particulier un accroissement de la charge de compensation et une diminution de l’investissement du Trésor. En parallèle, les recettes ordinaires ont augmenté de 4,5%, résultat d’une amélioration des rentrées fiscales et d’une forte baisse de celles non fiscales, reflétant notamment une diminution des dons CCG de 1,6 milliard à 0,3 milliard de dirhams.
-Sur le plan monétaire, le taux de change effectif réel s’est quasiment stabilisé au cours du premier trimestre et ne devrait pas connaître de variation importante à moyen terme, la légère appréciation prévue en termes nominaux devant être compensée par le différentiel d’inflation.
-Pour ce qui est des taux débiteurs, ils ont connu une hausse de 31 points de base qui a concerné notamment les prêts aux entreprises non financières et aux entrepreneurs individuels. Dans ce contexte, le crédit bancaire au secteur non financier a enregistré une augmentation de 3,2% à fin avril.
-Tenant compte notamment de l’amélioration prévue de l’activité non agricole, sa progression passerait de 3,9% en 2016 à 4,5% au terme de 2017 et à 5% à fin 2018.