La Nouvelle Tribune : Est-ce que vous pouvez nous parler un peu de l’expérience des banques participatives au Maroc ?

AISSE : L’expérience des banques participatives au Maroc est un grand projet qui est dans ses débuts. Nous avons actuellement une loi qui date de 2015, et son application sera pour le mois d’avril 2016, ce qui permettra notamment aux premières banques participatives de voir le jour.

Est-ce que vous pensez que le Maroc est doté d’une plateforme solide, permettant ainsi l’application de l’expérience malaisienne ?

Actuellement, on ne cherche pas à appliquer l’expérience malaisienne, mais plutôt à créer un modèle propre au Maroc. On cherche la particularité marocaine, tout en apprenant des autres pays, dont la Malaisie, qui a une expérience exemplaire dans le monde de la finance participative, vu qu’elle dispose de grands établissements ayant plus de 40 ans d’expérience dans cette industrie.

Quelles sont les banques marocaines qui ont déjà adopté cette expérience malaisienne ?

Je peux vous dire qu’actuellement, toutes les banques sont motivées à adopter l’expérience malaisienne, vu que cela va leur permettre d’apprendre les différents rouages de l’Industrie de la Finance Participative, afin de développer notre propre modèle dans un future très proche. Il faut qu’on se focalise sur la formation des ressources humaines qualifiées, en leur proposant des programmes riches et des formations pointues et complètes, qui sont déjà disponibles en Malaisie, dans les pays du Golfe, en Europe et en Amérique.

Est-ce que le problème des ressources humaines qualifiées est le seul qui existe au Maroc ?

Non, il y en a plusieurs… je peux citer le problème des impôts et de la double imposition, qui sera résolu avec les nouvelles dispositions de la Loi des finances marocaine de 2016.